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The White Dragon

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les avis de Cinemasie

4 critiques: 3.06/5

vos avis

24 critiques: 2.94/5



drélium 1.75 Belle photo... C'est à peu près tout.
jeffy 4 Quand Wilson retrouve ses racines
François 3 Comédie fort sympathique, mais peu accessible hors de Hong-Kong
Archibald 3.5 Une bonne premiere comédie-romantique/kung-fu pour commencer la saison des film...
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Quand Wilson retrouve ses racines

White Dragon est un film qui s'inscrit dans la lignée de la production antérieure de Wilson YIP Wai-Shun. Le film montre bien à la fois le talent de ce réalisateur et aussi ses limites. On retrouve ici beaucoup de choses de l'univers de Wilson Yip, la naïveté récurrente de presque tous ses personnages, le mélange des genres, le sens de la parodie, l'importance de la musique.

Le film commence sur une note humoristique en détournant entre autres quelques scènes de Tigre et Dragon ou de Zatoichi. Mais bien vite, Wilson Yip vient casser cette mise en route un peu trop facile avec l'assassinat du directeur de l'école. Cette scène va marquer le début de la construction du personnage de Chicken Feathers joué par Francis Ng et le véritable démarrage du film. Certes, les moments de franche comédie ne manqueront pas comme la mémorable prestation scénique de Cecilia Cheung en femme-orchestre, la partie de tennis ou les rollers, mais le véritable moteur du film, plus que la comédie ou l'action est cette histoire d'amour qui va naître entre Chicken Feathers et Phoenix (Cecilia Cheung). Rassurez-vous, Wilson Yip garde tout de même le bon sens de ne pas basculer dans une romance à la Leaving Me, Loving You. Tout ceci ne se prend pas au sérieux comme l'atteste le McDonald's ramené par Francis. Le grand talent de Wilson Yip est de savoir laisser filtrer derrière l'inconséquence des situations cette énergie enfantine et naïve que l'on retrouve dans beaucoup de ses films. Pour cela, il n'hésite pas par moment à nous régaler grâce à une maîtrise technique bluffante. Pour s'en convaincre, il suffit de voir et revoir cette scène dans la cabane de pêcheur où Francis et Cecilia chacun dans un coin se tiennent tête pour savoir lequel des deux cédera le premier. Sur un air de tango, Wilson Yip va se servir du poteau central de la cabane à la fois comme axe d'un panoramique circulaire et comme volet pour passer de Francis à Cecilia en fondu enchaîné. D'un coup c'est toute la pièce qui se met à danser au son de la musique. La musique est très importante tout au long du film. Elle lui confère beaucoup de sa légèreté de ton, jouant pleinement sur le décalage géographique et temporel en s'inspirant de thèmes occidentaux médiévaux ou l'hymne à la joie. Le jeu des deux principaux acteurs s'adapte très bien à cette mise en scène. A la fois simples et touchants, Francis et Cecilia portent pleinement le poids du film et se complètent parfaitement. Andy Hui est moins bien loti avec un personnage sans grande consistance, et se contente de remplir l'écran. HUI Siu-Hung n'a qu'un rôle secondaire, mais c'est suffisamment rare pour être remarqué, il a peut-être le personnage le plus sérieux du film. Pour apprécier pleinement ce film, il faut certainement ne pas trop en attendre, et tout d'abord sûrement pas au niveau des scènes d'action qui même correctement chorégraphiées ne passent jamais le niveau du spectacle un peu gratuit. Mais s'il l'on considère White Dragon avant tout comme un divertissement, il faut reconnaître que l'objectif est atteint. C'est avec plaisir que l'on revoit certaines scènes, même prises de manière isolées. Wilson Yip a su donner un climat de bonne humeur et de convivialité à son film qui pourrait bien être contagieux pour peu que vous l'abordiez aussi franchement qu'il vous l'offre, alors un conseil... laissez-vous prendre!

08 avril 2005
par jeffy




Comédie fort sympathique, mais peu accessible hors de Hong-Kong

Après son gros film commercial bien propre sur lui (Leaving Me, Loving You), Wilson Yip revient avec un film plus modeste et personnel. Si tout le monde aimerait évidemment le revoir aux commandes d'un drame ou d'un polar (les certains Bullets over Summer et Juliet in Love y sont sûrement pour quelque chose), il aborde ici un style nouveau pour lui: le film d'époque, et plutôt sous un angle de comédie. Plutôt car le film fait aussi preuve d'un peu plus de sérieux avec une love-story traitée sur un ton tragi-comique beaucoup plus intéressant.

Hélas l'alchimie n'est pas toujours parfaite, le passage d'un genre à l'autre étant toujours très périlleux. Le film démarre sur un ton très comédie, à la Hong-Kongaise, càd bien loufoque et débridée, puis commence à montrer un peu plus de sérieux dans son histoire d'amour. Les connaisseurs de Wilson Yip ne s'en étonneront pas du tout, on retrouve son personnage fétiche de solitaire orphelin qu'il traite évidemment avec beaucoup plus d'affection que le reste de ses personnages. Mais pour en revenir à la partie comédie, qui constitue la majeure partie du film, elle se montre souvent efficace, mais aussi et surtout trop peu accessible à des non-locaux. Les dialogues jouent beaucoup sur les mots, les noms des personnages sont eux-même source de bonne rigolade, mais non traduits dans les sous-titres. Même les quelques écrits visibles dans le film sont des jeux de mots (Gucci, l'université de Hong Kong, etc...). Bref, les locaux s'esclaffent pendant la majeure partie du film, les autres souriront des gags plus accessibles.

Il reste tout de même suffisamment à boire et à manger pour les fans du ciné HK, on se plaît toujours à revoir un film en costume avec des chorégraphies folles (Wilson Yip aimant particulièrement les grandes envolées), surtout que visuellement le film profite des améliorations récentes au niveau photographie. Au niveau de l'interprétation, c'est tout à fait correct, Francis Ng se la jouant Zatoichi avec son personnage de "Plumes de Poulet Partout Par Terre" (nom littéral du personnage en chinois), Cecilia Cheung est craquante comme souvent. Les seconds rôles sont assez bien choisis, mis à part le pauvre Andy On qui hérite du rôle le plus insipide du film et n'en fait évidemment rien.

Au final, même si on attend toujours plus de Wilson Yip, ce White Dragon se montre assez sympathique, malgré son manque d'accessibilité pour les non-cantonai... cantonip... pratiquant du cantonais. L'intégration de l'histoire d'amour dans la partie comédie aurait pu être mieux faite, c'est une évidence, on se prend même à imaginer le même film sur un ton plus dramatique, avec exactement la même équipe. Pour la prochaine fois peut-être Wilson?



08 avril 2005
par François




Une bonne premiere comédie-romantique/kung-fu pour commencer la saison des films de nouvel-an.

Little White Dragon (Cecilia Cheung) versus Chicken Feathers (Francis Ng)The White Dragon ouvre le bal des sorties de films de nouvel-an chinois en ce début d'année 2005, à savoir des comédies ou des romances qui vont fleurir au cours des semaines à venir. Le film est donc une recette bien connue du cinéma Hong-Kongais : une comédie romantique aux aspirations simples mais touchantes.

Francis Ng Chun-Yu, dans le rôle d'un Zatoichi un peu attardé, éxecute les cibles de ses contrats dans un but obscur, ce qui le ménera à affronter The White Dragon, justicière octogénaire, puis sa disciple Little White Dragon (pourquoi faire compliqué ?...) interprétée par Cecilia Cheung Pak-Chi. Seulement voila, après s'être cassé une jambe Cecilia se retrouve contrainte de rester caché chez son ennemi aveugle Chicken Feathers (Francis) jusqu'à son retablissement pour ne pas rentrer chez elle avec son costume et ainsi être démasquée par tous...(vous l'aurez compris, le scénario n'est pas le point fort du film...).

Cette attente va faire évoluer l'animosité qu'ils partagent en affection...et voila la romance dont la plus jolie scène et celle où Cecilia pour "montrer les étoiles" à Francis lui joue un air de flute, ce qui l'émeut tellement qu'il lui offre son jouet préféré en répondant après qu'elle s'étonne de ce geste : "Lorsque l'on offre quelque chose, cela devrait toujours être quelque chose auquel on tient." Le comique est omniprésent (notamment avec l'excellente scène de transfert de pouvoirs style Windows) et s'entremêle avec la romance en passant parfois brusquement de l'un à l'autre comme ils savent le faire si bien à HK. A cela s'ajoute même un brin de drame lorsqu'on apprend la raison qui pousse Chicken Feathers à tuer pour amasser de l'argent.Francis en parodie de Zatoichi

Les acteurs sont excellents, Cecilia Cheung apporte sa fraîcheur habituelle et à tour de rôle, Francis nous amuse, nous émeut et nous attendrit avec brillo. Andy On Chi-Kit est par contre là juste pour sa belle gueule, sa voix a dû rester dans le studio de doublage. Le film est accompagné d'une très jolie musique qui joue, tout comme l'ensemble, sur une couleur simple et touchante.

En Bref, à l'approche du nouvel-an chinois et de la profusion de films du genre qui lui est propre, The White Dragon est un bon film pour commencer la saison. Entre Kung-fu, comédie et romance dramatique, le film, porté par une joviale Cecilia Cheung et un Francis Ng très attachant, ne prétend pas à grand chose mais tient la route et fait passer un bon moment pour peu qu'on aime ce genre bien connu à Hong-Kong.



01 mars 2005
par Archibald


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